14 mai 2009

Exposition d'étiquettes de fromage

Ribeauvillé Kay - Haut Rhin (68) - Orbey / Jusqu'en août chez Haxaire

Actuellement se tient une exposition d'étiquettes de fromage à la fromagerie J. Haxaire, fabricant et affineur de munster installé à la Croix d'Orbey. Daniel George, collectionneur possédant 40.000 étiquettes y a installé des panneaux représentant différentes étiquettes, des anciens produits, les nouveaux, les fermiers, tout cela agrémenté d'images diverses ; deux panneaux sont consacrés au fromage Haxaire, sur un de ceux-ci on voit Virginie Haxaire posant pour le calendrier des from'girls...

11 mai 2009

 

Le camembert de la République

 

En avant-première, voici un résumé du futur ouvrage collectif sur les signes républicains

Le 5 juillet 1904, le greffe du tribunal de commerce de la Seine enregistre l’étiquette « Camembert de la République ». Celle-ci reproduit la Semeuse, le nouveau symbole de la République créé en 1897 par Oscar Roty pour figurer sur les pièces d’argent. Elle porte, en lettres rouges, l’inscription « Camembert de la République ».

 

Les premières étiquettes rondes de camembert, apparues en même temps que les boîtes datent de 1887. Au regard des dépôts de marque aux greffes des tribunaux de commerce consultables à l’INPI, très peu d’étiquettes évoquent La République et ses symboles. Parmi les thèmes privilégiés, outre les évocations champêtres, figurent essentiellement des références à l’Ancien Régime et à la Normandie ainsi que des personnages historiques. 

L’univers des fabricants et des négociants, à en juger par leurs étiquettes, manifeste un attachement sentimental à l’Ancien Régime (Camembert des Princes en 1888, Le Royal Camembert en 1888, Le Fromage des Rois en 1890, Camembert des Ducs de Normandie en 1892, Camembert des Duchesses en 1895, Camembert de la Couronne Royale en 1897).

 

La première apparition d’un symbole républicain sur une boîte de camembert date de 1897, mais c’est pour symboliser l’alliance franco russe conclue cinq ans plus tôt. L’étiquette représente un drapeau français et un drapeau russe entrecroisés. Le drapeau français doit être interprétée comme un symbole national plus que comme un signe républicain. 

 

Apposer la Semeuse de Roty sur une boîte de camembert en 1904, prend un tout autre sens, c’est indéniablement l’expression d’une prise de parti en faveur de la République qui est encore loin de faire l’unanimité en France. Le régime Républicain connaît alors une période de turbulences marquée par l’opposition entre laïcs et cléricaux. Le gouvernement Combes interdit aux congrégations religieuses d’enseigner et rompt les relations diplomatiques avec le Vatican. Ce processus parachève l’édification d’un régime républicain autonome, ayant rompu l’essentiel de ses liens résiduels avec l’Ancien Régime. Mais le triomphe de la République ne signifie pas l’écrasement de la droite traditionnaliste. Au contraire, celle-ci se réorganise et se renouvelle. Sur les décombres de la droite nationaliste républicaine, Charles Maurras édifie l’Action française, organisation monarchiste qui rallie une partie de la droite. Dans ce contexte, l’affirmation publique d’un soutien à la République relève donc du militantisme plus que du sens commercial.

 

On a évidemment envie de savoir qui ose afficher ainsi ses opinions républicaines. L’apposition d’étiquettes sur les boîtes de camembert n’est pas réservée à cette époque aux seuls fabricants. Souvent ce sont les négociants, soucieux de l’écoulement de leurs produits et mieux informés des goûts des consommateurs, qui choisissent les étiquettes. C’est le cas pour le camembert de la République, étiquette déposée par Multrier et Peters « expéditeurs de marée et comestibles » rue Saint-Denis à Paris. On ne sait rien de ces deux négociants en dehors de leur attachement probable à la République. Il est certain, d’après leur raison sociale, que leur négoce ne se limitait pas aux fromages. L’un des deux associés réapparaît, à moins que ce ne soit son fils, trente ans plus tard. Le 4 février 1943, Pierre Peters dépose au greffe du tribunal de commerce de la Seine la même étiquette « Camembert de la République » parmi quelques autres. Ressortir le drapeau républicain en 1943 sous le régime de l’État français ne manque ni de panache ni d’un certain courage et témoigne assurément d’un fort attachement à la République. Cet acte de résistance pour symbolique qu’il ait été n’était certainement pas sans risques. Rétrospectivement, le dépôt de 1943, éclaire le sens de celui de 1904 et atteste de son sens républicain.

 

de Pierre Boisard, auteur de "Le camembert mythe français", éditions Odile Jacob

29 mars 2009
Esternay : Le tyrosémiophile possède 7.000 étiquettes de boîtes de fromage

Daniel Cibois présente quelques-unes de ses étiquettes de boîtes de fromages,

notamment celle d'un fromage du restaurant Maxim's de Paris.

 

Daniel Cibois est un collectionneur dans l'âme. Sa passion, il l'a découverte en se promenant sur les quais à Paris.

Daniel Cibois s'est trouvé, depuis quelques années, une passion très originale. Il est tyrosémiophile, c'est-à-dire qu'il collectionne les étiquettes de boîtes de fromage et tout ce qui se rapporte à ceux-ci.

Originaire de Normandie, Daniel Cibois est venu passer sa retraite à Esternay. Il a vite adhéré au club Soleil d'automne pour se faire des amis et remplit la tâche de trésorier.

« Un jour, je me promenais sur les quais de Paris, explique-t-il. Et j'ai vu de belles étiquettes accrochées à l'étalage d'un bouquiniste. J'ai discuté avec ce dernier qui m'a indiqué l'adresse du club CTF et j'ai commencé comme cela. »

Classées par département

Aujourd hui, Daniel Cibois possède plus de 7.000 étiquettes. Elles sont toutes classées par département. La première qu'il a récupérée concernait un fromage normand, le livarot. Il est abonné au journal du club des grands collectionneurs, ce qui lui permet de faire de multiples échanges et des rencontres intéressantes. Même ses amis se prêtent au jeu et lui rapportent de quoi compléter sa collection lorsqu'ils reviennent de vacances...

« On apprend beaucoup de choses aussi, dit-il. Il faut savoir que Marie Harel a fabriqué le premier camembert à Camembert, un village du Calvados, et le premier de sa fabrication fut envoyé à Napoléon en 1781 ! »

Finalement, avec un camembert, on refait l'histoire et la géographie. « En effet mon petit-fils s'amuse à m'aider et cela nous permet de réviser nos connaissances sur les départements français. »

Daniel Cibois est même parrain d'une vache nommée "Télécarte". Et, pour s'amuser, il a créé quelques classeurs en plus : rien ne se jette et il collectionne, sur un second plan, les étiquettes de bouteilles d'eau, les marque-pages, les étiquettes que l'on peut trouver sur les fruits et légumes, les cartes de visite d'hôtels... Il garde également les sous-bocks de cafés et commence à voir ses collections s'étoffer.

A ce jour, il existerait près de 2.000 collectionneurs de boîtes d'emballage de fromages. La recherche de la perle rare est toujours un but en soi.

Le Pays Briard, le 28/03/2009

04 mars 2009

 

Un lien intéressant  :

 

Historique de la laiterie des 3 moulins

et de plusieurs laiteries de la région de Melun (77)

+ référencement des SLFR (laiteries des fermiers réunis)

 

http://www.3moulins.net/accueil.htm

06 février 2009

Une bourse d'échange d'étiquettes de fromage

se tiendra à l'occasion du salon des vins et de la gastronomie

le 14 et 15 mars 2009 à Verdun, salle Cassin.

 

Vous pourrez y découvrir des expositions sur les fromageries

Dongé à Triconville, Renard à Biencourt et Raisval (ancienne fromagerie Martin-Collet) à Rosnes,

 ainsi qu'une superbe exposition sur les étiquettes de la Meuse.ar thème.

05 février 2009

Blog très intéressant d'une descendante de Julien Bessard du Parc

avec histoire de sa famille fromagère en 12 chapitres

Fromageries de Sidney (New-York) - Bernières d'Ailly (14) - La Chapelle aux Pots (Oise)

 

http://gloire-amour-et-camembert.over-blog.com/archive-11-2006.html

10 janvier 2009

Hommage à Marc Prieur - Tyrosémiophile à Camembert

http://www.tv.lycos.fr/video/voir/214-feminin/33256-basse-normandie---le-camembert

8 janvier 2009

Montville

Portrait d'un tyrosémiophile

Claude Baptiste dans le sous-sol de son pavillon

 

Claude Baptiste profite pleinement de cette période de l'année, où les rayons débordent de fromages, pour dénicher « la nouveauté », l'étiquette qui ne figure pas encore dans sa collection. Tyrosémiophile depuis un quart de siècle, il a rassemblé à ce jour, 8 décembre, 3860 étiquettes dont 790 de différents camemberts. Il est incollable sur cette collection qu'il colle aux murs et plafonds de son vaste sous-sol, répertoriant chaque élément par couleur, ordre alphabétique et grandes familles dans des petits carnets parfaitement tenus. L'originalité de cette collection réside donc dans son support. « J'ai commencé en collant 2 ou 3 étiquettes sur les portes, puis ensuite j'ai tapissé les murs, les plafonds, même de boîtages, d'affiches. Je joins l'utile à ma passion, j'isole les lieux ! » A 72 ans, retraité depuis 15 ans, il se souvient de l'époque où, représentant aux Ets Lerebours, les repas à l'extérieur lui permettaient « d'alimenter » la collection. Mais son réseau fonctionne toujours, famille, amis même si personne n'est prêt à reprendre le flambeau. De ses voyages avec son épouse, Etats-Unis, Canada, Andorre… il a ramené « un petit peu d'étranger. » « Pas d'accord avec le général De Gaulle sur le nombre, il pense quant à lui que « l'on peut gouverner un pays à 350 fromages ». » Claude Baptiste ne passe pas ses journées dans son sous-sol, ayant une autre passion le jardinage.

paris-normandie.fr                                 

 

19 décembre 2008

Etude sémiologique d'une étiquette de Saint-Nectaire

L'homme aux 40 000 étiquettes de fromage !

18 décembre 2008

 

Article sur "La Manche Libre"

L'homme aux 40 000 étiquettes de fromage !

Gérard Philippe a réuni jusqu' à présent près de 40 000 étiquettes de boîtes de fromages, ainsi qu'une imposante collection d'ustensiles en rapport avec la production laitière.

 

Artisan-peintre à Portbail, Gérard Philippe est un collectionneur passionné d'étiquettes de boîtes de fromage.

 

Département laitier s'il en est, la Manche fut, dans le passé, encore plus marquée par cette activité. Les exploitations, alors beaucoup plus petites en moyenne que celles d'aujourd'hui, étaient aussi nettement plus nombreuses. Il en va de même des laiteries.

Cette époque révolue a laissé de nombreux témoignages, conservés dans des musées, tel celui de la ferme du Cotentin à Sainte-Mère-Eglise ou celui du Bois-Jugan à Saint-Lô. Plus modestement, des amateurs passionnés s'attachent à rassembler des objets qui rappellent eux aussi l'activité laitière d'hier dans le département.

 

Des dons et des échanges

Gérard Philippe, artisan-peintre à Portbail, près de Barneville Carteret, est de ceux-là. Il se trouve à la tête d'une impressionnante collection d'étiquettes de boîtes de fromage et d'ustensiles divers en rapport avec la production laitière.

"Pour moi, tout a commencé à l'âge de 11 ans lorsqu'à l'école on se servait de ces étiquettes dans un but pédagogique. Rapidement, je me suis lancé avec passion dans leur collection." Celle-ci, nourrie par les dons de toute sa famille, s'est d'abord étoffée lentement. Puis, l'âge venant, Gérard Philippe a appris à classer sa collection, qu'il a poursuivie en récupérant les étiquettes auprès des laiteries, ainsi qu'au moyen d'échanges au sein de clubs de collectionneurs.

"Il y a eu jusqu'à 120 laiteries en activité, la Manche en comptant environ 40 au début des années 1950. Avec pour chacune d'elles des étiquettes dont les motifs et les thèmes ont évolué avec le temps." Cet effectif diminuait sensiblement à partir des années 1970, du fait surtout de regroupements, au point qu'aujourd'hui, ces laiteries ne sont plus qu'une dizaine dans la Manche. Mais la tâche du collectionneur s'avère particulièrement vaste même dans ces conditions. Surtout s'il veut parvenir à réunir une collection à jour pour chaque laiterie. Pour ces passionnés, le but n'est pas tant de posséder des pièces rares que de réunir des séries complètes. Ce qui présente de réelles difficultés et nécessite patience et curiosité. Ainsi, "il peut y avoir parfois de 20 à 30 étiquettes par laiterie, pour les plus grandes d'entre elles."

 

Une étiquette de 1904

En agissant par ses propres moyens, l'artisan de Portbail avait réussi à rassembler, au milieu des années 1980, près de 3 000 étiquettes. Ce nombre allait décupler au cours des quinze années suivantes grâce aux échanges entre collectionneurs. Comme il n'existe pas de cote financière pour les étiquettes de boîtes de fromages, leur valeur s'apprécie en fonction de plusieurs critères : l'ancienneté, la rareté, les motifs, mentions et dessins. Une étiquette peut ainsi s'échanger contre deux ou trois autres par exemple. "L'étiquette la plus ancienne que je possède date de 1904. Quant à celles qui sont assez rares, il y a celle de l'ancienne laiterie de Quinéville." Aujourd'hui, tout en étoffant sa collection, Gérard Philippe en poursuit une seconde, commencée il y a cinq ans seulement. Celle-ci porte sur les ustensiles divers utilisés par les producteurs de lait ou par les laiteries. Là encore, l'amateur a fort à faire entre les cannes, faisselles, barattes, cloches à beurre, bouteilles en verre, bidons et pots à lait en étain, et autres écrémeuses.

"Le fleuron de cette collection est une charrette à âne, dont les dernières étaient encore en service dans les fermes au début des années 1970." La quantité d'objets rassemblés est telle que le collectionneur aurait besoin d'un vaste local pour tout exposer. En attendant, sa passion le met toujours à l'affût de ce qui pourrait enrichir sa collection et le pousse à en restaurer les pièces les plus abîmées.

Fabrice Constensoux

 

Historique

Actuellement en activité, Gérard Philippe sait déjà qu'il sera fort occupé une fois venu le temps de la retraite. Non seulement il continuera sa collection d'étiquettes et d'ustensiles 'laitiers�, mais encore il entreprendra d'écrire une histoire des laiteries de la Manche.

 

Tyrosémiophiles

L'artisan de Portbail est, dans sa famille, le seul à avoir contracté le virus de la collection, ses enfants ne marchant pas dans ses traces. Mais dans la Manche, ils sont une dizaine à être animés de la même passion, la tyrosémiophilie, un effectif qui est d'un millier à l'échelle de la France entière.

 

130 000 étiquettes

En dépit des difficultés qu'il rencontre aujourd'hui pour se procurer des étiquettes auprès des laiteries, Gérard Philippe ne cesse d'accroître sa collection. Peut-être atteindra-t-il le record de 130 000 étiquetttes détenu par un collectionneur nonagénaire.

 

Laiteries

Le temps n'est plus aujourd'hui aux laiteries de petite taille qui, en Normandie, ne collectent plus que 9% de la production. Les principales entreprises de ce secteur sont Lactalis, la Compagnie laitière européenne, Danone, Les Maîtres laitiers du Cotentin, et la coopérative Isigny Sainte-Mère."

"La Manche libre"

6 décembre 2008

 

 

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30 septembre 2008

 

Fromagerie du Domaine de Saint-Maclou

 

 Lepetit pendant 88 ans -  Besnier/Lactalis pendant 33 ans

Et maintenant la fermeture annoncée

  

C'est sans doute la plus ancienne fromagerie de camemberts du Calvados en activité en 2008 qui va fermer. Il s'agit du Domaine de Saint-Maclou, à Sainte-Marie aux-Anglais, commune fusionnée  à compter du début 1973 avec celle du Mesnil-Mauger.

Fondée en 1872 par Léontine et Auguste Lepetit, la première fromagerie Lepetit se situe à Saint-Pierre-sur-Dives, route de Théville. C'est en 1890 que le couple devient propriétaire du Domaine de Saint-Maclou.

Les raisons sociales successives ont été : A. Lepetit et ses fils au moins à partir de 1910, puis Henri Lepetit.

En 1975, Besnier acquiert 30 % du capital de Lepetit et y devient majoritaire en 1978 (F.L.S.A. à Saint-Pierre-sur-Dives) ; quarante ans après, Lactalis/Besnier ferme ce site.

 

Telle est donc la fin peu glorieuse de l'une des très grandes fromageries de camemberts.

 

*

 Pour les collectionneurs, cette fromagerie est identifiée par le « codee-lettre » 14 AH et par le « code chiffre » 14.422.01.

 

Ses étiquettes les plus connues sont :

-         celles qui représentent « Serpentine », la célèbre vache normande représentée couchée, dans son ovale ; cette championne laitière au Concours Agricole de 1924 est sans conteste la vache « réelle » -par opposition à la Vache (rêvée) qui rit- la plus starisée ; labellisée Véritable Camembert de Normandie (VCN), puis AOC Camembert de Normandie, elle a fini sa carrière en camembert au lait thermisé.

-         - « le laizon », en camembert ou en fromage, avec le pont en premier plan , puis la rivière, les vaches et les pommiers en fleurs

-         - l'abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives

-         - le manoir de la Pipardière

-         - le sportman.

 

 Les Lepetit ont, au total, déposé peu de marques pour Saint-Maclou.

Celles qui nous sont aujourd'hui connues sont les suivantes :

-         en 1910, camembert supérieur de l'Abbaye, camembert Le supérieur (vache),

-         en 1924, beurre de Normandie, camembert Le supérieur (fromagère),

-         en 1931, camembert Elmire Bisson.

*

La marque Lepetit aura été utilisée par Lactalis pour du chaource ou du coulommiers, dissolvant ainsi sa forte identité de camembert. Le coup fatal aura été l'abandon du lait cru, au profit du lait thermisé, et donc la perte de l'AOC.

Bien sûr, Lactalis demeure propriétaire de nom de marque Lepetit.

 

*

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10 septembre 2008

 

Pierre Pelletier a la « collectionnite ».

 

Pierre Pelletier collectionne tout : les fèves, dont il possède plus de 5.000 modèles, les paquets de cigarettes, les étiquettes de fromages…
 
Pierre Pelletier est non-fumeur. Ce qui n'empêche pas ce Thouarsais de 58 ans d'avoir amassé dans son grenier entre 5.000 et 6.000 paquets de cigarettes. L'explication ? Il a la « collectionnite ». Au rang de ses (nombreuses) passions, il est également tyrosémiophile (c'est contagieux), tendance religieuse. Pierre Pelletier collectionne ainsi les étiquettes de fromages.
Son péché mignon, ce sont les représentations cléricales qui font les beaux jours de cette spécialité. Il possède 25.000 pièces : « C'est un domaine sans fin qui permet d'aborder les blasons des régions, les costumes folkloriques, les monuments, l'histoire de France, la faune et la flore, etc. »
Autre objet de bonheur pour Pierre Pelletier : les fèves. Dans son grenier, au fond de cartons ou encore sur de jolis petits présentoirs de toutes sortes, il en conserve environ cinq mille. « Dès le début décembre, je me rends chez les boulangers de la ville. Et je réserve leurs séries complètes de fèves, en demandant les socles qui vont avec », explique celui qui se qualifie lui-même de « fêlé » de la collection.
Le reste du temps, il reçoit, mensuellement, des modèles distribués par un éditeur ou bien se rend à la bourse aux collections organisée chaque printemps à Thouars. Bien sûr, comme lorsqu'il était tout jeune, il garde précieusement ce qu'il trouve chaque fois qu'il déguste une galette des rois. « A condition, évidemment, que ce ne soit pas ces fèves en plastique blanc sans valeur… » La céramique, rien que la céramique.
 
“ JE REGARDE LES FÈVES AVEC LE REGARD QUE PEUT AVOIR UN ENFANT DEVANT UNE CRÈCHE ”
 
Il a, de toute façon, l'embarras du choix tant les thèmes sont variés. Parmi ses trésors, on s'étonne à peine de trouver une série de fèves représentant… douze positions du Kama Sutra ! Moins saugrenues, mais peut-être plus finement travaillés, il y a celles inspirées par le Petit prince de Saint-Exupéry ou encore par l'héroïne de BD, Bécassine. « Je regarde les fèves avec le regard que peut avoir un enfant devant une crèche », résume joliment le collectionneur.

Pierre Calmeilles, La Nouvelle République

 

 

 

26 août 2008

MARCEL GOUSSEAU, ancien babigeot, vous annonce sa future expo sur LE BEURRE
salle de la mairie commune de LE TATRE (16) près de BAIGNES et BARBEZIEUX
(sud Charente), à partir du 19 sept APRES MIDI jusqu'au dimanche soir 21 sept 2008,
à l'occasion des journées du Patrimoine CHARENTAIS.
 

 

2 juin 2008

 

Etienne de Banville

interrogé par forez-info.com

http://www.forez-info.com/encyclopedie/traverses/fabrique_en_normandie_2753.html

 

 

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