Charente 

Fromagerie de

ASNIERES SUR NOUERE

historique

Lorsqu'à partir de 1880 le Phylloxéra détruisit le vignoble charentais, un délai fut nécessaire pour éradiquer complètement cet insecte ravageur, replanter les vignes et récolter le raisin.

Pour améliorer le revenu agricole, les viticulteurs se tournèrent vers la production laitière, en plein essor dans cette région. L'ère industrielle naissante fit aussi évoluer les fabrications fromagères au lait de vache, créant une rupture avec les modes du passé.

 

Vers 1922, Jean Loevenbruck (1889-1948), opportuniste, se lança dans la fabrication de fromages et créa les marques :

 

- Camembert du Logis

- Gourmandise du Logis (fromage frais lissé)

- Beurre extra fin du Logis (beurre des Charentes en plaquettes ou en motte).

Pour promouvoir l'implantation d'une telle entreprise, des facteurs économiques devaient être réunis : voies routières, gare, source et puits pour eau potable, rivière avec moulin à eau, bâtiments divers. Le choix d'un tel site était donc primordial. C'est pourquoi l'histoire de cette laiterie industrielle est liée à celle de la vallée industrielle de la Nouère.

 

Affluent de la Charente, la Nouère, rivière paisible, prend sa source aux portes de Rouillac et s'écoule dès St-Cybardeaux en ligne directe jusqu'à St-Michel, après un cours de 24 kms. A mi-chemin, elle alimente le moulin du Logis, pourvu d'une roue à aubes qui actionne les machines diverses installées dans les différents ateliers grâce à un arbre de transmission.

 

Dans leur ensemble, routes et chemins sont empierrés, une intersection et une patte d'oie renvoient vers 5 directions différentes. C'est une aubaine dont l'utilité permet la création de tournées de ramassage du lait avec un souci d'économie de kilométrage.

Au sud-est, à 15 kilomètres, se situe la ville et la gare d’Angoulême, et nous trouvons la gare de Neuillac à moins de 2 kilomètres sur l'axe Rouillac-Matha. Les expéditions et les rarrivées par wagon facilitent grandement le problème du transport.

 

Le Logis de Nouère émerge de la Vallée sur un fond de verdure fait de peupliers et d'aulnes. Il semble par ailleurs s'entourer de vallons formés de garennes. Sa construction date du XVI° siècle et a été maintes fois incendié lors des luttes franco-anglaises. En contemplant les meurtrières, on devine la présence de vastes caves voutées avec oubliettes. Le tout se dissimule derrière un escalier à balustres à double volée, une cage d’escalier proéminente, et une grosse tour carrée supportée par des modillons.

 

En hiver, les prés sont inondables, en été la rivière s’assèche et emprisonne dans ses fosses quelques truites.

L'exploitant, ce pionnier Lorrain qui décide de cette acquisition en 1922 est un ancien « poilu » soldat de la guerre de 1914-1918. C'est à la suite d'une tragédie qu'il quitte sa Lorraine. La raison en est dramatique, puisqu'il se trouve avec cinq de ses frères à la guerre. Leur ferme paternelle de Dicourt est distante d'une demie lieue du Fort de Vaux près de Damloup (Meuse), mais le 21 février 1916 lors de l'attaque du Fort, la demeure se retrouve entièrement détruite et rasée, le champ de bataille n'est fait que d'obus. Jean Loevenbruck sera lui même blessé par un éclat d'obus. Acheminé à l'arrière du front et envoyé à l’hôpital de La Croix Rouge de Salles-Lavalette auxilliaire n°15 (en Charente), une infirmière lui prodigue les soins indispensables à son bon rétablissement et lui permet de rejoindre le front où il réintègre son régiment d'infanterie, le 151°.

La guerre terminée, et démobilisé après 3 ans de service et 4 ans de guerre, il revient sur les terres charentaises, retrouve son infirmière, fonde un foyer, et crée une laiterie au Moulin Neuf à Salles-Lavalette. 

Puis rapidement il décide de fabriquer des fromages à un endroit stratégique, dans un vieux moulin-logis à Asnières-sur-Nouère d'où partent cinq chemins divergents.

Vers 1927, Il acquit la laiterie du Moulin de Loubzille sur l'Auge à Gourville où une petite fabrication de fromages est réalisée.

 

Vers 1929, les affaires tournent bien, Jean Loevenbruck reprend la direction d'une autre fromagerie à 35 kms d'Asnières, à Ronsenac où sont fabriqués des fromages de Port-Salut puis de St-Paulin.

 

En 1931, la laiterie d'Asnières a elle seule traite en été 5000 litres de lait par jour et l'hiver 4000 litres par jour. La porcherie compte 250 porcs. La laiterie sera en activité jusqu'en 1946.

Ses camemberts :

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8 ét. 3 ét. 2 ét.
         
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4 ét. 2 ét.
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3 ét. 2 ét.
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3 ét.

 

Ses autres fromages :

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Objets :

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Documents :

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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