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1er mai 2008

 

Sortie officielle de la brochure d'Etienne de Banville

"LES POILUS ET LES FROMAGES"

possibilité de commander également le poster

 

    

    

02 avril 2008

 

Marcel Gousseau collectionne les papiers de beurre

Dans ses classeurs, Marcel Gousseau collectionne

plus d'un millier de papier de beurre. Une passion

qui lui vient de ses années passées dans l'industrie laitière.

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Ce butyrupapiphiliste, ancien employé de l'industrie laitière, conserve chez lui plus d'un millier de ces emballages, qu'il collecte avec dextérité.

Dans le congélateur de Marcel Gousseau, les plaquettes de beurre s'empilent allégrement, attendant d'être consommées. Dès qu'il fait ses courses, ce collectionneur de papiers de beurre se précipite vers son rayon de prédilection, incapable de résister à l'attrait d'une étiquette qu'il ne possède pas encore. « Un jour, en vacances, j'ai acheté trois plaquettes d'un coup. J'ai dit à la caissière que ce n'était pas pour le beurre, mais pour le papier », se plaît-il à raconter.

Doux, demi-sel, de Guérande, d'Issigny, 100 grammes ou 5 kg, papier doré ou argenté, sulfurisé ou indéchirable, Marcel Gousseau collecte tous les papiers, sans exception. Même les marques de distributeur. Classées avec soin « par départements et par usines », ses quelque 1 000 étiquettes reposent dans des pochettes en plastique, témoignant à leur manière d'une facette du patrimoine laitier.

« Celui-ci, c'est un beurre de «Charente inférieure», quand ce département existait encore », commente Marcel, tournant frénétiquement les pages, allant d'un classeur à l'autre. « Et celui-là s'appelle Célia, c'est l'anagramme d'Alice, qui était l'une des fondatrices de l'usine de Craon. Maintenant, c'est connu sous un autre nom. » À mesure qu'il se plonge dans ses étiquettes, Marcel retrouve aussi une partie de lui-même. « J'ai travaillé dans le lait pendant 35 ans », confie-t-il.

 

En Vendée puis en Charente, il est responsable séchage dans de grandes laiteries, dont celle de Baignes (Charente), qui a fermé ses portes en 1984, licenciant tous ses salariés, dont Marcel. « J'ai écrit 53 lettres de motivation et je me suis retrouvé à travailler dans le 53 », plaisante-t-il. À la retraite depuis trois ans, Marcel voit chaque jour son ancienne laiterie depuis sa véranda.

C'est à l'âge de 24 ans que ce collectionneur attrape le virus du butyrupapiphiliste. « J'étais à l'école laitière à Surgères quand j'ai commencé. » Et pourtant, lors d'un déménagement, il jette tout sans réfléchir. Pour mieux récidiver il y a six mois. Pour reconstituer son butin, Marcel emploie divers moyens : l'échange avec d'autres collectionneurs, hélas peu nombreux, les demandes par courrier auprès des usines encore existantes.

Et dès qu'il se trouve près d'une laiterie en activité, il ne peut s'empêcher d'y pénétrer pour demander ces étiquettes sacrées en direct. Et certains le lui rendent bien. « J'ai reçu une lettre de félicitations du directeur d'une laiterie, pour me dire que je savais conserver le patrimoine laitier ». Mais Marcel reste modeste. « C'est beaucoup plus facile de collectionner les papiers de beurre que les étiquettes de fromage, qui sont bien plus recherchées. »

Élise CHIARI - Ouest-France

25 mars 2008

Le "camembert de Normandie" restera au lait cru

Au printemps 2007, après une tentative à la hussarde avortée destinée à faire abandonner le lait cru par l’appellation, le groupe Lactalis et la coopérative Isigny-Sainte-Mère décident de couper les ponts. Les camemberts Lanquetot, Lepetit ou encore Médaillon abandonnent le lait cru et ne mentionnent plus l’appellation “camembert de normandie” sur leurs célèbres étiquettes. Le bras de fer est lance !

Un an après, et avant même que n’intervienne la décision administrative attendue pour l’été 2008, les membres de l’association de défense et de gestion du camembert de normandie ont bon espoir d’être entendus.

Le résultat de ce bras de fer était très attendus par d’autres organismes de gestion d’AOC, qui voyaient, au delà de cette attaque sur un fromage , une stratégie plus vaste de laminage des produits de terroir et de leurs producteurs par les géants de l’industrie agro-alimentaire. Pour le consommateur l’indication "camembert de  normandie" sur l’étiquette ronde restera donc le seul garant d’un produit de qualité respectueux d’une tradition vieille de 217 ans.

Le camembert est né en 1791, période troublée de l’histoire de France, dans la petite ville de Camembert, située en normandie. Vers la fin du 19ème siècle, deux évènements vont permettre à ce fromage rond facilement reconnaissable de faire le tour de France : l’invention de la petite boite en bois de peuplier par l’ingénieur Ridel et de façon concomitante le développement des moyens de communication rapides. Le succès de ce fromage est rapide, et de nombreuses laiteries se mettent à fabriquer ce délicieux fromage partout en France, voire même au-delà des frontières de l’hexagone. Les normands craignant pour leur production locale fondent en 1909 le « Syndicat des Fabricants du Véritable Camembert de normandie », remplacé en 1997 par « Le Syndicat Interprofessionnel de Défense du Camembert de normandie ». Pendant de nombreuses années ont donc coexistés deux camemberts: le camembert générique et le camembert de normandie.

Le camembert de normandie au lait cru moulé à la louche, qui fait l’objet d’une AOC (Appelation d’Origine Controlée) depuis 1983, est "un fromage à pâte molle, à égouttage spontané, ni cuite, ni pressée, ni malaxée, à caillé non divisé, légèrement salé, à moisissures superficielles, de forme ronde, d’un poids de 350g, d’un diamètre maximum de 10 a 11 cm, renfermant au moins 40g de matières grasses pour 100g, provenant du lait pur de normandie".

De plus de 1300 producteurs de Camembert recensés avant la dernière guerre mondiale, ils ne sont plus qu’une quinzaine dans les années 2000 à fabriquer du camembert en normandie. Regroupements, constitution de grand groupes pour répondre aux attentes de la grande distribution, le marché du camembert a considérablement évolué, le camembert de normandie ne représentant plus aujourd’hui qu’une part minime de la production globale de Camemberts.

11 mars 2008

 

Petite merveille dénichée par Sylvie Béguin-Hutin,

une photo de Benoit Reyre agé de 7 ans en 1958,

petit fils du fromager Henri Hutin à Lacroix-sur Meuse.

 

07 janvier 2008

 

Passage à la télé de tyrosémiophiles tchèques : vidéo

06 janvier 2008

 

AVIS DE RECHERCHE

 

Etiquette de l'imprimerie Grange & Guy (période 1906-1925)

 

La commune de Mornand en Forez (Loire) recherche des informations sur cette fromagerie

dont ils n'ont actuellement aucune trace, si ce n'est un voeu émis par le Maire Mr Arbel,

au cours de la séance du conseil municipal du 15 mai 1904,

de voir la création d'une coopérative laitière.

Mairie de Mornand : 04.77.97.18.77

31 déc. 2007

 

Un oreiller en guise de camembert

"Le camembert va mal. Symbole de la francitude et de l'identité nationale (Brice Hortefeux, ministre du Calendos ?, je rigole mais, je sais, ce n'est pas drôle), le camembert donc est sur la pente descendante, du moins dans sa version industrielle et pasteurisée. Deuxième fromage le plus consommé en France (derrrière l'emmenthal et consorts râpés), il reste le leader dans la famille des frometons à pâte molle et à croûte fleurie (devant le brie, le coulommiers, etc). Mais ses ventes sont en repli. La faute à qui ? La faute à nous et à nos modes de vie.
Nous souhaitons qu'il soit «fait mais pas trop», «pas plâtreux mais pas coulant», «goûteux mais pas puant».
Tout et son contraire.

Or, un bon calendos coule et pue, y a pas à tortiller du bulbe.
Reste que la tendance est à l'affadissement. C'est que les fromages pour enfants, du Kiri au Caprice des dieux, ont fait des ravages en matière de formation du goût. A quoi s'ajoute un problème de stockage. Où est-ce qu'on le met, le calendos qui pue ? Au frigo? Hérésie ! Et si l'hérésie on s'en tape, la senteur schlingante affectera à coup sûr le beurre et tous les restes. A l'air libre, dans la cuisine ? Il faudra aimer de tels effluves au petit déjeuner. Alors, le garde-manger ou la cloche ? Ils se font rares. On ne s'étonnera donc pas que notre bon vieux calendos ne soit guère en odeur de sainteté.

Accompagnant cette tendance, Bridel a lancé, il y a trois ans, un nouveau camembert, baptisé le Moelleux. C'est tout dire. Le nom fait appel au toucher plutôt qu'au goût, plus à la texture qu'à l'odorat. Un camembert-oreiller, en quelque sorte. Hélas, ça n'a pas suffi, on s'en doute, à enrayer l'érosion des ventes. Pour corriger le tir, l'agence de design B&G vient de relouquer le packajingue du dit Moelleux, en l'occurrence son étiquette. Voyez le Avant/Après. Les retouches, apparemment mineures, s'avèrent hautement pensées.

  A gauche, c'est avant, avec les attributs traditionnels du genre camembertien, c'est-à-dire le blason, les armoiries, la médaille. Notons cependant un cerclage gris-bleu pour signifier la douceur, voire la rassurante fadeur. Mais également la présence de l'or, du rouge, du blanc, codes couleur habituels du camembert (manque juste le noir).

Emotionnel ??? Par les temps qui courent, les publicitaires n'ont que ce mot à la bouche. Désolée, je ne comprends pas. «On introduit des éléments émotionnels pour susciter l'envie, sans passer par la case "rationnel"», précise la dame à la journaliste bouchée (mézigue). Je n'entrave pas davantage, mais je devine que l'explication est révélatrice de la gamberge en œuvre, à mon humble avis fort vaine. Ne sachant plus trop quoi faire, on vise l'irrationnel, sur fond de fatras contradictoire.

Ainsi, vous pouvez voir que le cerclage bleu a été conservé, légèrement moins gris, mais toujours pour indiquer un fromage «pas trop typé»,«accessible». Donc un camembert toujours doux… Et si c'était cela le hic ? La juxtaposition de deux termes opposés et inconciliables. Bref, un camembert en forme d'oxymore. Vous en achèteriez vous de l'oxymore goûteux et fade ?"

Marie-Dominique Arrighi

source : http://consottisier.blogs.liberation.fr/marie_dominique_arrighi/2007/06/un-calendos-mot.html

  

29 déc. 2007

 

En cette fin d'année, les parutions florissent,

voici le livre que Pascal et Catherine Caqueret peaufinent depuis des années.

 

"L'HISTOIRE DU FROMAGE AU PAYS DES VINS DE CHAMPAGNE"

 

 

Voici un vrai ouvrage sur les laiteries et fromageries du département de la Marne.

Ce livre est édité à compte d'auteur par deux tyrosémiophiles passionnés d'histoire locale

qui continuent à rechercher tout ce qui concerne l'industrie fromagère dans la Marne

(étiquettes, dépôts de marque, cartes postales, photos, scans, témoignages...)

pour une éventuelle remise à jour et réédition.

 

156 pages dont 41 en couleur (90 documents + 246 étiquettes)

à noter un lot d'étiquettes de fromage offert

prix 29€ + 7€ de port

 

Se le procurer auprès de :

Pascal et Catherine Caqueret - 8 E, rue Emile Cheysson - 51100 Reims

tél: 03.26.47.96.32

 

11 déc. 2007

 

Mr Ternisien nous confirme la sortie de sa 3ème (et dernière!) édition

de la Laiterie de la Vimeuse à Monchelet.
Elle fait 90 pages dont 22 en couleur. 36 étiquettes dont 35 en couleur.
Principaux complèments par rapport à la 2ème édition de 66 pages:
" Informations et photos supplémentaires fournies en partie par un petit-fils du 1er propriétaire,

un arrière-petit-fils du 2nd propriétaire et des familles d'anciens employés.

Photos des propriétaires + nombreuses autres photos.

Carrioles hippomobiles de ramassage & camions des différentes époques

(tous de Monchelet). Cartes postales, extraits de presse & autres étiquettes etc...
Synthèse aprés analyse du dossier comptable des ventes beurre

et camembert période 1916/1917, tenu pendant les hostilités."

Prix 15,50 euros + 3,80 euros frais de port sous enveloppe matelassée = 19,30 euros.

 

Jean – Marie TERNISIEN

17ter Rue de la Côte

92500 RUEIL MALMAISON

Jeanmarie.t@wanadoo.fr

 

1er déc. 2007

 

 

Vient de paraître en novembre 2007, le numéro spécial de la S.H.G.B.E.

(Société Historique et Géographique du Bassin de l'Epte)

 

Y sont traités les deux sujets inédits suivants :

- 15 pages sur le beurre de Gournay par Yves Bègue et Michel Mille

- 19 pages sur les fromages de Gournay, Malakoff et Impériaux par Lionel Gaudefroy

illustrations en couleur et en noir et blanc avec reproductions d'étiquettes de fromage, cartes postales, factures...

 

Pour toute commande, s'adresser à

Lionel Gaudefroy, 57 rue de la République, 76000 Rouen

lgaudefroy@orange.fr

prix de l'ouvrage : 18€ + 3,77€ de frais de port = 21,77€

34/192 pages - étiqs couleur et N&B

 

14 nov. 2007

 

Si vous avez raté le reportage "la guerre des camembert",

diffusé sur Arte le 13 nov. et qui dure 45 mn,

et qui fait le point sur le camembert au lait pasteurisé, le camembert au lait thermisé,

et le camembert AOC au lait cru

vous avez la possibilité de le télécharger sur le site d'Arte.

25 oct. 2007

 

Avec l'aide d'Etienne de Banville,

voici un premier inventaire recensant les jeux de mots tyrosémiophiles.

Cette rubrique, selon son évolution et son importance,

pourra être accessible directement depuis la page d'accueil.

12 oct. 2007

 

 

Voici ci-dessus un ordre d'idée de la répartition en France

des collectionneurs d'étiquettes de fromage (décédés + vivants réunis),

en fonction des couleurs (sources: anciens bulletins du CTO et du CTF + carnet d'adresses perso).

Bien entendu la région d'origine des fromages normands est fortement représentée,

suivit de la région parisienne dûe à sa proximité, son nombre d'habitant et ses grossistes,

ainsi que la région du Maine, région d'origine du premier club (CTO - Club Tyrosemiophile de l'Ouest).

 

Les fromages ont été consommés et collectionnés partout,

et maintenant à l'heure d'Internet, cette collectionnite touche toute la France,

et aussi beaucoup de pays...

10 oct. 2007

 

un peu d'humour (trouvé sur le web):

un camembert bien particulier

 

 

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